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dimanche 31 janvier 2021

De charme et de sentiments

 


Le charme délicieux et désuet 

des sentiments amoureux,

Je le veux toujours à toi dédié.

Il y a dans ces tumultes 

un arc-en-ciel de nuances vibrantes

Lorsque je pense à toi, 

mes yeux en sont aveuglés.

J’aime ces instants où je m’arrête 

dans ton souvenir,

Lorsque je me pause discrètement 

dans les replis de ce parchemin.

Alors je ressens toute la douceur 

des mots d’amour perlant à mes lèvres

Sans un son pour te les murmurer.

Des frissons délicieux 

Parcourent nos liens invisibles

Et je te sens soudain près de moi.

Touche ma peau de tes mains légères,

Dis-moi encore la fougue de ton désir

Donne-moi ton temps si précieux 

Que tu réserves à tant de futilités.

Je veux être pour toi une reine,

Une nymphe joyeuse qui égaie

Nos jours communs

Ces moments intenses offerts,

Donnés en offrande des jours incertains.

Je vogue de-ci de-là 

au hasard de mes rêves,

Ceux qui te ressemblent 

sont les plus beaux

Grave-les dans ton cœur 

pour ne jamais oublier

Que le plus fou est celui

que je dépose à tes pieds.

Nul égo si fort soit-il 

ne saurait s’interposer

car t’aimer est à ce jour

mon plus bel aveu.


Marisa F (31/01/2021)
Tous droits réservés

mercredi 27 janvier 2021

Rendez-vous

 Je me morfondais jour après jour,
âme errante dans ce monde immobile
vibrante de peur et de frustration,
attendant celui de te revoir.

C'est dans ces dernières heures proches
de ce rendez-vous que je prends
conscience du manque véritable de ta peau.

Mon coeur se déchaîne refusant le calme
des heures passées à t'espérer et cogne à
mon âme qui tangue dans le flot des souvenirs.

Il y a la crainte qui rôde dans l'ombre du doute
et de la foi qui s'en mêle porteuse d'heureux
moments à venir.

C''est ainsi que je vis cette échéance sur le chemin
rythmé du tic tac cheminant jusque dans tes bras.
Nous échangeons nos frénésies en de courts messages
qui en disent long tel des enfants dans l'attente
de leurs cadeaux.

Mon esprit me projette en nos retrouvailles lorsque
m'ouvrant ta porte un sourire de joie brillera jusque
dans tes yeux, tes lèvres avides des miennes y 
déposeront tes mots d'amour.

Ah mon cher amour que j'aime cette attente et
redoute ce temps déferlant où les dernières minutes
sonneront le glas de notre séparation !

Ô temps suspends ton vol pour nous offrir l'éternité
à s'aimer dans l'oubli de ce qui nous entoure avec la
force des sentiments pour nourriture.

Marisa F (26/01/2021)
Tous droits réservés.

dimanche 17 janvier 2021

Ephémère nostalgie



Le jour se lève, tu n'es pas là...

Je regarde au dehors, le ciel encore sombre se mire de tâches plus claires

d'un beau bleu diaphane augurant d'une belle journée.

En cette heure matinale, où tout est calme, le vent murmure et 

les branches des arbres me parlent dans un langage inconnu

mais que je devine bienveillant.

Une fraîcheur enveloppante rafraîchit mes pensées qui divaguent

jusqu'à toi...

J'ai mille mots qui me brûlent les lèvres que j'aimerais coucher sur 

les tiennes.

Je cherche cette faille dans l'immensité où te rejoindre mais tu ne te doutes

pas un instant de la chaleur de mon amour.

Doux songes inconstants qui virevoltent dont les volutes parfumées 

ne peuvent t'embaumer.

A l'horizon paraît soudain des teintes rougeoyantes, une toile peinte en live

où les coups de pinceau nuancent la voie lactée de la couleur de mes sentiments.

Il ne manque plus que toi à mes côtés pour que le bonheur soit total.

Que mes mains prennent les tiennes pour danser dans la chaleur de nos corps

qui se cherchent et s'abreuvent.

Un jour de plus à t'attendre, à espérer chaque minutes un message spontané

qui me dit que tu m'aimes toujours ;

que tu ne m'oublies pas malgré la distance cruelle et lourde de silences.

Tu es loin de mes yeux et si près de mon coeur, mon souffle parfois n'est qu'un

battement vibrant de souvenirs.

Et pourtant le temps continue sa course, sans se soucier de mes états d'âme.

Il se délecte à ignorer mes appels et la souffrance de me sentir si seule.

Ephémère nostalgie ne t'attardes pas trop auprès de moi, reprends ta route vers

de nouveaux horizons car je sais qu'après ton passage refleurira l'espoir.


Marisa F (16/01/2021)

Tous droits réservés.



vendredi 1 janvier 2021

En filigrane

 


Ma page a ton visage en filigrane
J’y couche en vagues à l’âme nos souvenirs

Ton absence a un goût amer
Et mon amour te tient bien au chaud

Auprès de mon âme, sous les replis de ma peau,
Tes caresses imprimées m’enveloppent
D’une douce mélodie

Même dans l’attente,
Je m’y réfugie pour ne pas sombrer
Dans la tristesse

Les amours aussi belles soient-elles
Ont leurs revers

Tout est blanc et noir, une dualité s’y loge
La mienne porte ton nom et je me désespère en silence

Les notes que joue mon cœur se désaccordent parfois
Et je m’aveugle de colère et d’incompréhension

Mes yeux s’embrument de larmes retenues
Que tu ne verras pas

Mes cris se bloquent dans ma gorge
Mes paroles muettes tu ne les entendras pas

Mais elles te parviendront en une caresse
Délicate portée par le vent,

Un souffle si léger que tu penseras à moi
Avec l’envie de me revoir et nous parler d’âme à corps

Les flocons neigeux habitent ma tête
Ils m’émerveillent lorsque tu y es présent

Un sourire illumine mes lèvres qui bientôt
se lieront aux tiennes tant désirées

Je suis l’amour et tu es ma joie
L’un et l’autre s’animent d’espoirs

Ma joie déborde à l’idée de nous retrouver
Mon amour irradie pour te l’offrir en cadeau 

Marisa F (01 01 2021)
Tous droits réservés

jeudi 17 septembre 2020

La boîte à trésors



Ce silence entre nous résonne à mes oreilles

lancinant, insidieusement

il ne me laisse aucun répit.

Tout me rappelle à toi,

nos caresses et l'odeur de ta peau,

ancrée au plus profond,

imprégnée jusqu'à mon âme meurtrie.

Je voudrais te chasser de mes pensées,

mettre ton souvenir dans une boîte à trésors

et lorsque le manque se ferait trop dur

l'ouvrir pour danser dans tes effluves amoureux.

Je me bats chaque jour,

contre cette irrésistible envie de te voir,

de te sentir tout contre mon corps

même si je sais que c'est pure folie !

Alors je reste seule, engluée dans cette dépendance

à notre amour silencieux et distant

Cette attente de nos retrouvailles toujours trop lointaines

est une torture que je m'inflige. 

Je m'accroche à cet espoir insensé 

qu'un jour tu m'ouvres la porte de ton cœur 

et que tu ne vois plus que moi..

Seule cette échéance, ce rendez-vous plein de promesses

nous lie et mon désir grandissant dans cette perspective

me redonne vie une fois de plus...


Marisa F (17/09/2020)

Tous droits réservés


 

A fleur de peau

 Je rêve de morsures et de griffures métaphoriques,

celles que tu assimiles à l'ancrage de notre relation naissante

et celles de nos rituels amoureux en devenir...

Je les espère et je les désire aussi intensément que toi

Mes morsures seront douces et sensuelles,

accompagnant nos jeux amoureux

Elles ne te blesseront pas mais seront l'expression

de ma fougue et de mon impatience grandissante

Mes griffures seront les sillons invisibles

que mes doigts dessineront à fleur de ta peau,

sans te blesser ils provoqueront les frémissements

de chaque parcelle de ton corps vibrant...

et ces frissons seront pour moi la porte ouverte

aux sensualités que l'on ne dit pas mais qui se vivent

dans un râle ou un souffle saccadé et languissant...

Je t'espère aussi prévenant que je le suis,

mus pas des envies d'éternité, au septième ciel de nos rêves

nous cheminerons main dans la main, coeur à coeur

sur la voie de l'extase au rythme de nos pulsations.

Qu'il est bienfaisant ce transport des sens !

il est porteur de toutes les promesses de se donner l'un l'autre

et dans cet espoir aux lendemains qui chantent

nous voguerons et tanguerons dans le flux et reflux de la passion


Marisa F (17/09/2020)

Tous droits réservés



vendredi 26 juin 2020

Ta voix...






Je crains d'avoir imprimé 
le timbre de ta voix dans mon coeur
et lorsque je pense à toi,
elle chante dans ma tête

Je crois être dans le manque
de sa mélodie et de ses envolées,
un vent de folie s'y mêle
attisant mon désir de te connaître

Je sens sa douceur et ses caresses,
la partie de toi qui n'ose se dévoiler
L'abandon nous va si bien,
il s'habille d'envies inavouées

Elle murmure subtilement
les promesses d'une rencontre à venir
l'impatience de ce temps bien trop lent
qui augmente les battements 
de nos âmes soupirantes 

Nos longs chants amoureux
rythment l'intonation de nos espoirs
et je t'espère comme je t'écoute
dans la surprise de nos yeux scintillants
avides qui se scruteront à la dérobée

Ta main dans la mienne
je ressentirai ta chaleur sereine
nous garderons pour nous nos
appréhensions devenues caduques
au soleil de nos sourires 
heureux de se reconnaître

Cher inconnu qui murmure
et me charme
tu bouleverses mes certitudes
et panses mes blessures
Est ce le bonheur qui s'invite
à l'appel de nos voeux ?


Marisa F (26/06/2020)
Tous droits réservés

dimanche 14 juin 2020

Coeurs à corps




Mes envies de toi
Me viennent par vagues
Et je me noie
Dans ce désir inassouvi
Où ma peau caresse la tienne
Sans y parvenir,
Et mon corps tangue

Le manque de toi
Me brise le cœur
A chaque battement
Que ta présence
Pourrait apaiser
Je reste seule dans
La douceur de la nuit

Parcourir les chemins
Escarpés de ton âme
Prendre ma voiture
Pour te rejoindre
Dans les élans de ton souvenir
Pour me jeter
Dans ton amour serein

Entends-tu mes appels
de détresse ?
Un SOS lourd en écho
qui murmure à tes oreilles,
effleurant de regrets
cette distance entre nous.

Le temps défile,
Blessant mes espoirs,
Ceux qui me transportent
En des pensées d’amour ;
Ils s’apaiseront tendrement
Dans le frein de tes élans
Trop souvent refoulés

Marisa F (14/06/2020)
Tous droits réservés

samedi 9 mai 2020

Soldat


Je regarde par la fenêtre
mais tu ne viendras pas...
Souvent je me le répète
ça serait folie, tu vois !
En bons petits soldats
nous avons perdu le combat,
trop dociles, 
pour oser parfois...
Et moi je rêve de l'aventurier
qui brave les interdits
pour les yeux de sa reine !
Il suivrait ses envies,
la promesse de désirs
la fleur au fusil, sans faillir,
ardent, il avance vers moi.
Militaire il ne l'est pas
dans l'action empêchée,
rigoureux dans ses actes,
la fantaisie s'est dérobée.
Comment le pourrait-il ?
la peur tenaille,
elle s'accroche à sa vie
refusant la bataille.
C'est par l'affrontement
que je te veux guerrier,
par l'affirmation de toi
que je veux encore t'aimer.
Mon beau soldat,
viens à ma rencontre...
Brave les foudres de ceux
qui te musellent,
mais reste tendre et plein
d'amour pour moi,
quand de mon balcon
 je n'attends que toi...
Et dans ce silence qui tenaille
je t'espère dans le souvenir,
Comment en serait-il autrement
quand dans mon coeur tu respires ?!
Boom boom il cadence,
quand je crois te voir soudain...
Mais ce mirage me fait du mal
car tu es, hélas, bien trop loin...
Et puis je t'aime...

Marisa F (09/05/2020)
Tous droits réservés

jeudi 7 mai 2020

L'absence...



Nous n’étions faits
Que de silences,
De phrases tues
Et de cœurs tristes
Une tristesse sans fin
Qui s’unit au bonheur
J’en oublie le son de ta voix
Dans la distance,
Et la douceur de tes doigts
Subtilement me frôle
Frustrée ?! Certes je le suis
Des profondeurs solitaires
Sans partage et dans l’oubli
D’une figure en filigrane
Que j’aime sans bruit
J’attends toujours et encore
Que tes suspensions s’écrivent
Et se colorent
Apportant un peu de soleil
A l’envolée de mes ardeurs
Ma vie en noir et blanc
Se nuance de mots et
De pensées
Te les écrire parfois ?!
Mais elles nourrissent le néant
Je me déteste de t’aimer
Je sais bien que tu n’en es pas digne
C’est un précieux sentiment
Qui ne se gaspille pas,
Un trésor tellement fragile !
Mais qu’y puis-je ?
Je ne comprends pas…
Je me perds à nager en eaux troubles
En incompréhensions
Qui te ressemblent…

Marisa F (07/05/2020)
Tous droits réservés

Promesses...




Regarde-moi…
J’avance doucement…
Presque à nu…
Promesses déguisées…
Suggestions indécentes
Que tu peux imaginer !
Je veux voir tes yeux briller…
Un sourire se dessiner…
Tes lèvres gourmandes
Avides de mes délices…
Tes mains nerveuses…
Tes doigts qui se crispent
Dans le souvenir…
Je veux sentir…
Palpiter plus fort ton cœur…
Ton souffle court…
Et ton désir monter…
Sur la pointe de mes pieds…
Je ne vois que toi…
Je suis lionne avide
Prête à fondre sur toi…
Affaires cessantes…
Capter tout ton corps…
Muscles tendus d’impatience…
Oh oui, je vois tes atouts…
cette pulsion avide…
cet appétit des sens
qui s’affolent et se désespèrent…
Tensions de nous deux…
Sensuelles envies qui montent…
Ecoute cette musique…
Langoureuse que je chante…
Et ronronne doucement…
Féline, je le suis pour toi...
Ma chair en frissonne…
Ces quelques mètres infinis…
Suspendent nos désirs…
Captent ton attention soutenue
Enfin je gagne cette bataille…
Et tu remportes le trophée !

Marisa F (07/05/2020)
Tous droits réservés

mardi 5 mai 2020

Silences




Le printemps est bien là...
Le soleil radieux me caresse,
Sa chaleur si légère
se mêle aux vents capricieux
Effleurant chaque parcelle
De mon corps intouchable.
Il y a ce silence qui gronde au fond
Dont les paroles se figent dans ma gorge
Et celles que jamais tu ne prononces
Peut-être par pudeur ou par désintérêt.
Qu’il est difficile d’accepter le muet,
L’homme qui jamais ne s’épanche
Qui se refuse à partager
Par peur que cela ne dérange !
Je préfère le penser,
Cela est moins douloureux
Croire que par réserve
Aucun son ne s’échappe.
Parfois la colère, tournée contre moi
Se déchaîne et m’ébranle,
Arrachant des mots durs
Que je ne te dirai pas.
Ah qu’il est pesant l’impossible verbe,
L’impossible communication
Entre deux êtres si étranges
Reliés par la peau occultant l’échange ;
Les mots d’amour remplissent les cœurs
Mais sans eux,
La tristesse s’invite au bonheur
Et chavire tous les sens.
Tristesse de te sentir
Toujours lointain mon ange,
Même quand tu es là près de moi,
Les yeux hagard et sans louanges
Je me sens bien seule
Abandonnée dans mes songes
Et le désir de savoir à quoi tu penses.

Marisa F (05/05/2020)
Tous droits réservés

dimanche 3 mai 2020

Sur la pointe de mes pieds



J'aimerais me hisser,
à hauteur de tes yeux
à la fenêtre de ta bouche
pour respirer ton souffle chaud
Plonger dans ton regard
et y lire tes secrets

Je rêve de tes bras
qui m'escortent 
et m'emprisonnent
d'une danse langoureuse
guidée par nos sens
poursuivre le temps suspendu

Je ne connais que toi
et le goût de ta peau
même les yeux fermés
nulle autre ne te ressemble
lorsqu'elle m'effleure tendrement

Ta bouche a la saveur
d'une gourmandise interdite
mais ô combien désirée !
et je m'y délecte dans les
frissons qu'elle me donne

Attarde-toi sur mon cou,
là au creux de mes battements
descends au gré de mes palpitations
à la naissance de mes seins
qui se dressent

Tes mains indiscrètes
mais néanmoins doucereuses
se promènent à l'aveugle
dans la profondeur de mes mystères
et je m'y abandonne

Sois l'explorateur 
des moindres recoins de mon corps
et dérivons ensemble
dans les délices de notre amour
et de nos envies qui grondent

Marisa F (03/05/2020)
Tous droits réservés

samedi 2 mai 2020

Confinement des coeurs...


"Bonjour mon amour, 
Parfois j'ai l'impression que ce bonjour matinal est un éternel recommencement, banal en soi et pourtant l'expression qui te dit : "ma journée sera bonne juste parce ce que tu m'as lue et que tu me réponds"...
Ce sentiment diffus d'être reliée à toi l'espace d'un instant, le temps de 7 lettres conjuguées.
Il est si pauvre ce bonjour, désuet lorsqu'il est écrit sans le geste qui l'accompagne !
Ponctué de baisers ardents serait meilleur, bien meilleur !
Il aurait la force, l'énergie qu'il transporte dans le feu de l'action.
Ah comme cette action là me manque !
Cette distance cruellement imposée qui empêche ce rapprochement des corps... Ce chuchotement des coeurs et nos souffles mêlés...
Il n'y a plus que cela à faire, s'écrire au hasard des pensées qui s'égarent et se croisent souvent.
Des mots brefs traduisant nos envies, nos désirs délicieux dans le souvenir...
Je me rends compte alors de la pauvreté des mots qui ont leur limite.
Ils sont la distance, les points de suspension que le toucher ne peut atteindre.
Ce toucher essentiel dans l'expression des sentiments, la mise en oeuvre des émotions qui tenaillent au plus profond de nos êtres.
La traduction subtile de nos vibrations qui s'entremêlent et dansent.
T'écrire : "tu me manques" traduit la frustration qui m'assaille. Tu ne peux que la déceler mentalement. Mais sa force, son déchirement comment pourrais-tu les ressentir si ce n'est dans nos retrouvailles, au premier contact vibrant d'amour ?!
Se voir par caméras interposées ne remplace en rien la proximité de nos chairs avides de contacts et pourtant c'est la seule action qui nous est offerte. Elle a le mérite de prolonger l'attente et le désir. De m'accrocher à cet amour que j'ai pour toi et lui permettre de brûler de mille feux, d'entretenir la flamme.
Alors je vis en souvenirs, en instantanés passés. Dans l'imaginaire et l'attente de te revoir, me jeter dans tes bras sécurisants et me lover dans ta chaleur réconfortante.
Mon âme bien que connectée à la tienne te cherche et se réfugie dans l'espoir.
Cet espoir est bien la promesse de jours meilleurs et attendus.
Il ne me quitte pas et j'en prends bien soin, car sans lui plus rien n'existe, plus rien n'a d'intérêt.
Je ne peux qu'exprimer ce que je ressens mais toi comment le vis-tu ? Quels seraient tes mots ?
C'est là un mystère lorsque l'écriture n'est plus un art à la mode, qui prend aujourd'hui tout son sens.
Il y a trop de silences, de non-dits, de gène qui assaille et emprisonne les mots.
La boucle est fermée. Il faudrait réinventer les mots, les belles phrases, les élans du coeur à l'encre bleue sur un parchemin parfumé de sentiments vrais et intenses.
Se laisser flotter dans l'immensité des phrases qui se succèdent et traduisent autant que possible la rage d'aimer et d'être aimé, les déclarations intimes presque murmurées qui ébranlent. Qu'attendons-nous pour libérer nos propres pensées et les mots qu'elles escortent ?
Un florilège de lettres bien articulées, ficelées en rose pour adoucir la douleur du manque.
Ce manque qui porte ton prénom !" 

Marisa F (02/05/2020)
Tous droits réservés 

mercredi 25 mars 2020

Belle à croquer



Croquer cette pomme

Comme la vie,
Fruit de la terre gorgée,
elle nourrit
Sa peau aussi fine que la tienne
S’embellit aux rayons du soleil
Elle se colore et s’affiche,
Tentation aux sensuelles rondeurs

Si d’aventure des yeux avides se posaient,
Attirés par sa beauté gustative
Alors que bien juchée
A l’abri des regards se croyant,
une nuée virevoltante s’approche au loin,
attirée par ce butin alléchant


« on ne savait rien des oiseaux affolés »
Jusqu’à cet instant fatidique
Où plongeant becs pointés,
Telle une armée,
sur leurs proies pectiques
Juste Récompense,
de ces voyageurs fatigués


Marisa F (25/03/2020)
Tous droits réservés