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mercredi 21 août 2013

Errance...

Photo du net

Je ne cherchais plus le bonheur
Celui-ci m’avait déserté
Englué d’être mal-aimée
Il pleurait sans cesse le souvenir
Des jours heureux écoulés.

Je balayais de mes yeux inattentifs
La rue et les commerces alignés
Sans fixer quoi que ce soit de précis
Ma vue glissait à la manière d’un glaçon
Qui s’amenuise inexorablement
Réchauffé par l’air ambiant assassin,
Comme glissait ma vie dans ce monde
Où rien ne s’accroche durablement.

Et je passais les jours et les nuits
Pareils aux suivants sans surprise
Mue par le simple désir de vivre
L’instant et ses vicissitudes, présents.
Allais-je prendre un café ou déambuler
Vers nulle part, où le vent me porterait ?

J’errais dans la vie comme on erre dans l’oubli
Des souvenirs de l’autre qui vous renie
Effacée du carnet rose des jours édulcorés
Où mille mots enchantés venaient le caresser.
Avancer, un pas après l’autre, sans but précis
Que celui de survivre parmi les étrangers
Passants zombis préoccupés de leurs affaires
Insensibles à ce qui les entoure, sourds
Aux appels au  secours des anonymes
Qui crèvent de leurs regards hagards de froideur.

L’être humain insensible au malheur de l’autre
Se pressait, trimait, stressait dans la société
Poursuivi par le temps minutant à rebours
Le trépas, épée de Damoclès, annoncé un jour.
Moi, dans ce remue-ménage, j’existais
Et menais les choses à leur terme, sage
Bercée par les contes de fées surannés
Rêvant du prince charmant ancestral
Tradition de mise, pour les petites filles sages.

Je savais n’être pas la seule dans le déni
Que les chagrins d’amour sont universels
Que le sable d’or dont il est fait s’écoule
Inexorablement sans possibilité de retour
Une fois franchi la taille fine du sablier temporel
Alors j’ai lâcher-prise et j’ai laissé glisser
L’eau sur mon corps et mon âme esseulés
Lobotomisé mon cerveau pour avancer
Aseptisant la plaie et anesthésiant la douleur
Simplement poussée par le vent
Pour reprendre goût aux choses simples
Et accessibles au commun des mortels.

Je passais mon tour, pour l’instant,
Attendant un clin d’œil du suivant.
Mais mon corps restait imprégné du sentiment
D’aimer et du bonheur de l’être en retour
M’apportant un optimisme et une joie sans faille
Une allégresse de chaque instant, confiant
A mon jugement inconscient de me conduire
Sur le chemin tortueux de l’amour pur.

C’est dans cet état d’espoir béat exalté
Que, comme la rose qui éclot un jour,
J’ai ouvert les pétales de mon cœur
Pour y faire entrer les rayons d’ardeur
Et le cadenas de ma cage dorée a soudain cédé
Et comme l’abeille attirée par le miel des fleurs
Tu m’as recouverte d’un voile de ferveur
Ton regard planté dans le mien, voleur
M’emportant au loin dans des contrées
Dont nous découvrons chaque jour la saveur.

Marisa FOURÉ (21/08/2013)
Tous droits réservés

mercredi 14 août 2013

Réflexion existentielle...




Quel est le but de notre existence ?

Celle propre à chacun, tant est que chacun se pose cette fameuse question existentielle en fonction de ses croyances intimes et non pas soufflées par la religion ou les ambitieux de tous bords.

Il faut pour cela se rendre compte que nous tissons notre toile et notre destinée. Que nous traçons notre chemin au fil des embûches qui ne sont en fait que des indices pour nous détourner de la mauvaise voie choisie. Ces expériences, souvent dites négatives, sont tout de même un bienfait car elles permettent de révéler le positif pour nous faire grandir.

Ecouter sa petite voix intérieure, celle qui vient à l’esprit spontanément mais que notre cerveau prend un malin plaisir à contredire pour nous orienter faussement vers un échec, engendrant le regret un peu tardif de ne pas s’être écouté initialement. Le cerveau auquel nous avons donné trop de pouvoir et qui régit nos décisions et nos vies, alors qu’il ne devrait nous servir qu’à la manière d’un ordinateur sans âme ni sentiment, mais simplement à la réflexion.

Car l’émotion sous toutes ses formes, en un mot l’amour se cache dans notre subconscient, dans notre cœur, mais certainement pas dans notre cerveau qui analyse et dissèque la moindre idée, nous submergeant de pensées parasites.

Le jeu consiste à démasquer cette imposture et laisser parler notre cœur tout en faisant taire notre cerveau bien trop envahissant, ouvrant ainsi la porte aux opportunités servant notre dessein ou nos projets. On s’extasie alors de l’imbrication des événements et des « fausses » coïncidences.

Il faut cultiver la confiance (la foi), l’optimisme, la joie de vivre (le rire) et l’amour pour ouvrir les portes de notre paradis, pour évoluer. 

L’humanité est articulée autour de deux moteurs l’Amour et la Peur. La société utilise la peur pour amenuiser l’amour (de son prochain, de la vie) afin de mieux nous asservir et manipuler.

D’un côté la société veut nous annihiler par la peur et de l’autre une force immatérielle s’insinue en nos cœurs pour lutter contre celle-ci. 

C’est ce qui nous pousse aujourd’hui vers la spiritualité et tout ce qui n’est pas lié à notre modernisation. 

La "masse" tend de plus en plus vers les médecines naturelles que les lobbies ont écartées pour de meilleurs profits, veut préserver la nature et se soigner par les plantes, veut se loger dans des habitations écologiques pauvres en consommations énergétiques, veut se nourrir avec des produits bio, pas à 100 % car la pollution n'a pas de frontières et chemine en souterrain... (manne financière non négligeable malheureusement). 

«  'On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux'."

mardi 13 août 2013

Coeur de papier

Photo du net

Je me morfondais, le cœur déchiré
mourir d’aimer, c’est mourir tout court
Mon corps s’est asséché éloignée de toi
Plus rien ne comptait si loin de tes bras


Belles promesses murmurées au creux de mon oreille,
je virevoltais au rythme, des sons de ta voix miel
J’échafaudais des buildings de promesses
t’aimer toujours, t’aimer sans cesse


Je me pris à rêver à un amour éternel
celui qu’on dit, entre deux âmes charnelles
qui se seraient retrouvées par-delà le temps
qui malgré les  tourmentes, restent amants


Mais les amours ne sont pas toujours éternelles
Elles se brisent en deux et partent à tire d’ailes
Vers des ciels cléments où le soleil étincelle
mettant en lumière des beautés jouvencelles


Ce lit est bien vide, sans toi à mes côtés
il n’abritera plus, notre amour coloré
Ne sera plus témoin de nos folles échappées
Il s’est recouvert, d’un voile désenchanté


Tu n’as pas su me voir, voir ce qui me tourmente
J’attendais mille fois, que tu me le demandes
Il eut fallu un geste, une parole tendre 
pour que cet émoi d’un seul coup ne succombe


Tu aurais retiré le voile de mes maux, 
te révélant enfin l’objet de mes sanglots
divulguant les récits de mon cœur de papier
Des expériences enfantines que j’y couchais


Délicates attentions qu’aujourd’hui tu délaisses
dérivant esseulée au souvenir des caresses
que je ne dédiais qu’à toi, ma solide moitié
Aveuglée par l’amour entier que je te portais


Puis un jour, l’enchantement est à son comble
Tout paraît plus beau, tout paraît plus joyeux
Le soleil fait un clin d’œil à la morosité palpable
retirant le voile qui collait à mes yeux


Il avait suffi d’un regard, d’un sourire engageant
pour enfin effacer le moindre des tourments
Reprendre goût à la vie pour suivre le chemin
de l’amour qui lie deux nouveaux destins


Marisa FOURÉ (09/08/2013)

Tous droits réservés

Mon aimé bonsaï

Essai à l'acquarelle

Gentil coquelicot mesdames...

Premiers pas dans la peinture à l'huile...

Flamboyance



Flamboyance

J’irai dans ton giron
Ecouter le bruit de ton jupon
Lorsque tu danses le flamenco
Aux accords de tes mots
J’écouterai le murmure frissonnant
De ta peau à fleur des maux
Et je m’émouvrai de te voir
Déesse aérienne dans la grâce
De tes mouvements élancés,
Ciel et terre rassemblés.
Tes délicats pieds fouleront le sol
D’arabesques délicates temporisées
Et j’envierai celui qui serre
Ta silhouette à demi dénudée
se blottissant tout contre toi
en des joutes indécentes d’émoi
Petite souris enjôleuse enserrée
Dans les griffes de ce prédateur
Prêt à tout pour te charmer.

Marisa F. (07/05/2013)
Tous droits réservés

jeudi 8 août 2013

Les cendres de mon coeur


Photo du net
Je pleure ce jour béni
où tu te posas sur moi
m’effleurant de tes ailes
Caressant tendrement
le duvet de mes pétales.

Tu me murmurais des mots si doux
que je m’enivrais à leur chant
suspendant alors le temps
qui flétrit toutes choses.

Pas même le soleil
ne réchauffait mon cœur
à l’éclat de tes murmures
dont je me parais sans fin
brillant de mille feux
comme un écrin soyeux.

Je t’accueillis alors 
en dévoilant mon cœur
Celui que je gardais 
pour l’élu sans heure.

Confiante et sereine
Nous dansâmes ensemble
Jusqu’au bout de la nuit
éclairant cette idylle.

Elle fut notre complice
A l’abri des regards
la Lune diaphane illuminant
nos amours éperdues.

Et le temps suspendu
devenait notre ami
La fraîcheur nous couvrait
d’un voile de jeunesse.

Jusqu’à l’aube naissance
Tu m’étreignis l’âme
gravant à tout jamais
les ailes de mon cœur.

Alors tu dis adieu
à ce qui fut nous deux
emportant avec toi 
mon bien le plus précieux.

Cette poudre enchanteresse
Je l’ai chargée d’aveux
pour qu’aux vents merveilleux 
tu emportes ma jeunesse.

Vers d’autres cœurs tendres
tu voleras peut-être
ensemençant tour à tour
l’antre d’autres trémières.

La rosée naissante
à l’orée de mes voiles
se mélange à mes larmes
que maintenant je dévoile.

Marisa FOURÉ (08/08/2013)

Tous droits réservés

mardi 6 août 2013

Racines d'amour


Photo prise sur le net
Racines d’amour

J’atteindrai cette rive
Pour me lier à toi
Ni l’eau ni l’asphalte
Ne seront un obstacle
J’ai longtemps cherché
Le moyen de t’atteindre
M’enracinant plus profond
Pour enfin te rejoindre.

Mais ça n’était pas assez
Mes bras te cherchaient
Bravant le vent et les tempêtes
Je humais ton essence
M’étirant plus encore
Frôlant tes feuilles denses.

Au rythme de tes ondes
J’étais preux chevalier
Des damoiselles en détresse
Qui gravaient en mon écorce
Un cœur éperdu de tendresse.

Et je t’imaginais offerte
Enlacée à moi, inerte
Nos deux cœurs réunis
A l’abri des regards
Des amants désunis.

J’ai traversé les âges
Sans te quitter des yeux
M’allongeant plus encore
Jusqu’à toucher les cieux.
Mon complice, le vent
Allié précieux sans âge
Transmettait mon amour
Jusque dans tes feuillages.

Dès que je t’ai touché
J’ai su te reconnaître
Mon âme s’est apaisée
Dame nature était en fête.
Aujourd’hui nous voguons
Vers d’autres horizons
Liant en souterrain
Des amitiés semblables.

Vivant d’eau fraîche et d’amour
Jetés aux quatre vents
Tels des amants, vibrons
Sous les mains ouvertes
De ceux qui nous étreignent
Pour leur murmurer, toujours
que nous les aimerons.

Marisa FOURÉ (06/08/13)
Tous droits réservés

vendredi 19 juillet 2013

Mon autre moi...

Photo du net

Mon autre moi…

Un amour éternel nous lie à tout jamais
Il est si fort pour nous deux qu’on ne peut le renier
Il prit naissance au creux de mon cœur et de mon corps
J’en suis l’heureuse prisonnière, il est mon grand trésor

Je lis dans son regard tout l’amour qu’il me porte
Son absolue confiance en moi nous réconforte
 Je la ressens aveugle et inconditionnelle
Toi, mon autre, mon double, ma petite hirondelle

Quand je te pense, mon cœur est tout chaviré
J’ai hâte de te revoir, tu m’as tellement manqué
 Quand je te vois grandir chaque jour plus encore
Je bénis le divin et le prie bien plus fort

Qu’il t’accorde toujours amour, joie et santé
Pour toi, mon double, fruit d’un amour partagé

Marisa FOURÉ (19/07/2013)
Pour mes deux filles, soleils de ma vie
Tous droits réservés

mercredi 17 juillet 2013

Jusqu'au bout de la nuit...

Photo prise sur le net
Serrée contre lui, nous volions à tire-d’aile
Mon corps au sien blottis, nous étions éternels
La tête dans le vent, à cent à l’heure, au soleil levant
Le voyage se poursuit sur cet asphalte déroutant

Rien ne décourage le bolide poussé par les chevaux
Qui s’enivre de vitesse, allant par monts et par vaux
Faisant taire mon cerveau, je profite d’instants précieux
Je laisse mon cœur s’émouvoir du décor poétique à mes yeux

Là, j’aperçois une rangée d’arbres semblant faire haie d’honneur
Dont les branches s’entrecroisent dans un clair-obscur enjôleur
Ici, une tourterelle plantée sur un rond-point
Me fait coucou de son aile, spectatrice égarée en chemin

Poursuivant ma course effrénée,
Les kilomètres défilent, goudronnés
A gauche un bateau échoué dans un jardin
Nostalgique, il ne voguera plus sur le fluide serein
A droite un champ, à perte de vue de coquelicots,
Vient chatoyer ma vue, il s’offre en cadeau

Plus loin, bordant un canal d’eau, des fleurs couleur soleil
Dansent et s’entremêlent aux coquelicots abritant des abeilles
Les maisons, coquettes habillées de verdure,
S’affichent rayonnantes dans leur belle voilure

Les virages se déroulent tel un ruban gris,
Serpent ondulant assombri par la nuit
J’entends, accompagnant le bruit d’échappement,
Le chant furtif des oiseaux virevoltant
Levant la tête, j’admire les nuages blancs,
Cocons immaculés sur le bleu du firmament
Et je sais que le souffle qui nous pousse les balayera,
Comme les feuilles légères que l’automne emporta.

Sur le bas-côté un petit hérisson semble hésiter, en déroute
Sur le mur d’une maison se pavanent les roses rouges d’août
A l’instar de mon corps, mon cœur est transporté
Par toutes ces beautés que je vois cheminer
Cette sensation de flottement qu’offre le galop
Me fait me rapprocher du vol libre des oiseaux


Marisa FOURÉ (03/07/2013)
Tous droits réservés

vendredi 12 juillet 2013

Mes fées enchantées



J’ai deux petites fées qui vivent dans ma maison
Elles chantent et s’amusent au rythme des saisons

Elles sont très différentes de par leur caractère
L’une est d’élément eau et l’autre terre

Ces petites fées ont troqué leurs belles ailes
Pour deux prénoms Mélisande et Pernelle

Elles ont pourtant de belles choses en commun
L’une d’entre-elles c’est le sang qui en écrit le lien

Je les vois grandir et, doucement, se transformer
De chrysalides en papillons, aux ailes déployées

Elles sont si attachantes, depuis le premier jour
Où, nichées en mon ventre, elles nourrirent mon amour

Je les couve et les protège, dans chacun de leurs gestes
De peur qu’elles ne se blessent, cédant un peu de lest

Ma bienveillance légère, toujours les accompagne
Elles grandissent en confiance, au soleil de mon âme
Et lorsqu’elles sont tristes, ou qu’un chagrin les gagne
Les écouter, parler, fait s’envoler le drame

Petites fleurs des champs un jour vous partirez
Rejoindre vos compagnons, vos charmants, enivrées
Par le doux chant mélodieux que la vie appelle
Poursuivant la lignée des âmes éternelles

Merci petits trésors de vie, d’avoir chaviré nos cœurs
De votre amour aveugle, sans faille, plein de douceur

Marisa FOURÉ (12/07/2013)

Tous droits réservés

L'autre face cachée...

Pygmalion and Galatéa
Jean-Léon Gérôme  (French, Vésoul 1824–1904 Paris)
The Métropolitan Museum of Art

Tu aurais voulu… Tu aurais aimé… Tu espérais…
Me changer, Me façonner, Me métamorphoser
Faire éclore l’autre partie de mon être,
Celle qui se découvre quand la vie se prête
Quand les énergies et les astres concourent
A l’euphorie, l’extase et l’amour

Tu désespères, tu t’impatientes, tu guettes
Le renouveau d’un pétillant retour à notre amourette
A nos folles échappées, nos émois retrouvés
Nostalgique d’un temps merveilleux, que tu veux rattraper

Vois, beaux papillons nous sommes devenus,
Les chemins escarpés ensemble parcourus
Les angoisses passées, les expériences couplées
Cet amour puissant qui nous a porté,
Qui jamais n’a failli, maintenant bien ancré

Ne quittes pas des yeux cette dure et belle voie
Qui nous transporte unis, d’une seule et même voix
Quand tout concourt à la déchirure,
Reste maître de bons augures
D’un destin commun que rien ne peut faire déchoir
Ni les hommes, ni les dieux, ni même le désespoir

Car il est le sens à notre vie, à notre évolution
Qu’il faut couver de notre âme pour garder sa floraison
L’aveuglement, la colère et les turpitudes de raisons
Ne doivent pas aveugler et trahir notre passion

Je te sens si fragile, si prêt à vaciller
Ne te trompes pas, je suis ta compagne et alliée
Est-ce un effet du temps, du désaveu de notre vie
Quotidien bien futile qui nous remplit d’un vide d’ennui
Une morosité ambiante qui s’infiltre, insidieuse
Pour pousser à l’erreur faisant son œuvre affreuse

Je te reste fidèle ainsi qu’à mes doux vœux
Je soufflerai sur la braise pour attiser le feu
Comme je te souffle dans ces mots combien je t’aime
Tous mes écrits sont pour toi, d’amoureux poèmes

Marisa FOURÉ (11/07/2013)

Tous droits réservés

mardi 9 juillet 2013

C'était le temps...




Maison de caractère à vendre
Vends belle maison en pierre 150 m2 entièrement rénovée, style anglais
3 chambres, wc, 2 salles de bain, salon, salle à manger
Avec baie vitrée, sellier, garage attenant, cave en sous-sol.
Terrain arboré 1500 m2
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« Tiens ! La maison est à vendre… »

Une immense pancarte défigure le mur d’enceinte en pierre aux couleurs de la Provence.
Combien de temps cela faisait-il que j’avais quitté cette demeure chargée de tant de souvenirs heureux.
Mon cœur se serre tout à coup.
Ma mémoire défaille et je reste un moment qui me paraît interminable plantée devant ce portail clos qui me refuse l’entrée au cœur de mes joies et douleurs.
Le soleil n’irradie pas ces lieux autrefois enchanteurs et les persiennes closes comme mes paupières, en cet instant où mon coeur bat la chamade, se sont refermées sur ma peine et mon désespoir.
Je me revois dans le jardin arboré plantant des myriades de fleurs, marchant sur les gravillons de l’allée crissant sous mes pas pressés impatiente de me jeter dans ses bras aimants, nos soirées au coin du feu de cheminée blottis l’un contre l’autre, …
Non, malgré ce que j’ai cru, la blessure n’est toujours pas refermée et j’en vis la cruelle révélation. 
Le temps n’apaise pas les âmes brisées, il recouvre d’un voile opaque les blessures comme un meuble que l’on voudrait protéger de la poussière. C’est pour mieux en conserver l’intensité qu’il repose en attendant d’être retiré pour en inspecter l’état.
La boucle est bouclée et ce petit nid douillet couvrira de chaleur d’autres amour, d’autres passions assassines…
A l’âge tendre des amours qui s’essaient aux jeux interdits, aux passions, aux frissons, je me suis brûlée les ailes, voilà plusieurs années. 
Son visage m’apparaît dans un flou artistique mais des bribes de lui subsistent comme ce délicieux parfum dont il se parait au matin après s’être rasé. Parfois cette même odeur infiltre mes narines au passage d’un inconnu croisé dans la rue. Comment pourrait-il imaginer l’effet qu’il produit sur moi au moment même où nous nous faisons face ?
Non, ça n’était pas lui mon prince charmant…
Une idée folle me traverse, acquérir ce bien, histoire de récupérer un peu de ce passé, de me rapprocher de lui.
Je me ravise, pourquoi rouvrir la plaie et la nostalgie ? La page que j’ai tournée ne doit pas être relue mais le livre doit s’écrire au présent avec des mots couverts d’espoir parsemés de bonheur et d’amour avec parfois quelques ratures, mais la vie n’est-elle pas faite d’expériences et d’éternels recommencements ?...
Un léger vent vient balayer quelques mèches faisant un barrage sur mon visage, machinalement je les écarte, respire à plein poumon l’air embaumé des fleurs printanières et tourne les talons en direction d’un avenir ensoleillé rempli de promesses.

Marisa FOURE (19/06/2013)
Texte créé pour illustrer l’image prêtée par Lily
sur le Blog  le blog à 1000 mains
pour le jeu n° 12 JEUX D’ECRITURE

vendredi 5 juillet 2013

Conciliabule fleuri


Photo prise du net

Conciliabule fleuri

T’en souviens-tu de ce souffle si particulier
Pareil au vent, mais de sentiments chargés ?
Doucement, il s’était immiscé sur nos pétales
En une caresse légère, brève et monacale
Sa chaleur diffusée exhala nos effluves chavirés
Et nous fûmes aspirées dans des zones cloisonnées
Engourdies nous vacillâmes, nous penchant déboussolées
Entraînant nos amies dressées, dans notre folle échappée

Nous ondulions dans une danse folle, sans nom
Bringuebalées de gauche à droite, nous virevoltions
Aucun son ne faisait trembler nos frêles corolles
Comme, Lorsque le souffle du ciel se désole
Nous nous sentions alors si proches des humains
Qu’aveuglées, ils auraient pu nous cueillir à cent mains

Eh ! Petit papillon, laisse-moi te conter cette aventure
Viens plus près de moi, approche, que je te la murmure
C’est à la faveur de cet épanchement, ô combien rare !
Que tu pourras prélever, mon si doux nectar
Vole ensuite répandre cette histoire enchantée
Car nous avons maintenant de nouveaux alliés
Ils m’ont transmis leur immense amour protecteur
Et nous ont assuré d’un dévouement de douceur
Précise surtout à tous nos amis de la nature,
Qu’ils les aiment, eux aussi, cœurs vaillants en armure

Marisa FOURÉ (05/07/2013)
Tous droits réservés

lundi 1 juillet 2013

Arboresence


Photo prise sur le net

Je vacille, debout, m’enracinant doucement,
Lentement alors que mes pieds vibrent et
Mon corps tout entier ressemble aux arbres
Qui se réjouissent de compter parmi eux
Une recrue singulière et inattendue dont le
Sommet voudrait toucher le ciel et s’y perdre
En un balancement enivrant.

Mes cheveux, comme des feuilles balayées
Par la douceur du vent, compagnon qui murmure
De douces et inaudibles paroles à ceux qui
Savent entendre et qui raconte l’histoire ancestrale
De ses voyages parfois turbulents et troublés
Lorsque les éléments se déchaînent, viennent effleurer
Mon visage offert aux rayonnements du soleil.

Cette caresse, légère et aérienne, invisible dont
Nul, hormis certains élus, peuvent voir les contours
Inonde et fait frissonner les pores de ma peau
Provoquant un émoi subtil et sensuel.
Les yeux fermés, mon âme s’élève progressivement
Pour se joindre au souffle, ébahie par tant de beauté
Et de douceur transpirant chaque parcelle de terre.

Ô splendeurs, Eden, paradis honni et détruit
Je pleure sur tes blessures, sur les heurts que tu endures.
Tes ondes nébuleuses m’épousent et me traversent
Et malgré cette peine incommensurable, je me charge
De tout l’amour qui t’habite, ressourçant mon âme
Parfaite dans son imperfection à laquelle tu pardonnes
Pourtant tous les débordements et exactions dans
Ton infinie clémence, parce que comme une mère,
Ton essence même, ton action unique est d’aimer
Et nourrir les fruits de ta gestation ensemencée par
L’éthéré divin, celui qui porte bien des noms, amoureux
Invétéré et incurable épris de beauté et de perfection.

Et je balance ma tête si lourde de ces offenses répétées
Dont je prends conscience en cet instant de partage.
Je hume cet humus, cette herbe et ces fleurs, tapis sur lequel
Mes pieds reposent et dansent au rythme des vibrations
Qui s’insinuent en moi en de longs sanglots qui viennent déchirer
Le silence environnant.

Ce déferlement de sensations incontrôlées, incontrôlables
Me ressource et se niche au creux de mon cœur pour en
Balayer la tristesse et la lourdeur jouant un hymne d’espoir
Et d’allégresse.

Soudain, je me sens légère et mon corps pourrait s’envoler,
Mon âme dépoussiérée des ondes négatives et de sa peur,
S’éveille et s’exalte des essences qui l’entourent.
Je revis, je sautille et je virevolte comme un oiseau qui
Transporte le bonheur à tire d’ailes.

Marisa F. (1er/07/2013)
Tous droits réservés