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mardi 21 août 2018

L'état de grâce...






L'ETAT DE GRÂCE

"C’est l’expression d’un amour éperdu
Qui bouleverse l’être dans ses antres
Et qui ne trouve l’apaisement attendu
Que dans le réconfort et l’amour de l’autre"

Marisa FOURE

mercredi 15 août 2018

Première rencontre


J’ai plongé dans ses yeux,
ils étaient si candides
Son sourire merveilleux
suscitait mille baisers

Ce lagon vert profond
où se mire mon visage,
j’aimerai y plonger
et m’y laisser voguer

Quelle belle rencontre
que je n’attendais pas,
La moiteur de mes mains
en disait tellement long

Le souffle me manquait
à son corps si proche,
sa main tenant la mienne
et son regard scrutant le mien

J’ai baissé les armes
et me suis rendue,
surmontant mes peurs
et celle de l’inconnu

Ce moment de partage
où les âmes exultent,
nos corps vibrant
tous deux d’un même feu

Ne pas se questionner
sur notre devenir,
Nos âmes transportées
en cet heureux instant

Ne plus te revoir
C’est le choix qui l’emporte,
mais cette belle rencontre
survivra à demain.

A H.L
Marisa F (13/08/2018)
Tous droits réservés.


mardi 10 octobre 2017

A présent...





Je n’imaginais pas cette colère
Avant de la vivre
Cette peine qui gronde
Au fond de mon cœur fier
 
Et Ce désarroi rageur
qui fait perdre toute mesure
Je n’imaginais pas te perdre
de vue et d’amour
 
Avant de le vivre
Je n’imaginais pas couler
Dans le flot de mes larmes
et les profondeurs abyssales
 
Je n’imaginais pas cette tristesse
Avant de la vivre, à cette heure
ce voile qui habille mon corps
et les souvenirs vengeurs
 
Je croyais tout résolu
Avant de le vivre
Un ciel sans nuage à l’horizon
Cultiver l’amour sans la raison
 
Mais il est des déchirements
Des souffrances extrêmes
Que l’on ne prévoit pas
Et Qui rendent bien amère
 
Je n’imaginais pas
les sentiments qui s’effacent
une demie décennie enfuie
Demeurer une amie
Qui te connait si bien
 
Celle, tapie dans l’ombre
De nos souvenirs dépassés
Un tatouage indélébile
Dont on ne veut se défaire
 
Je n’imaginais pas
Avant de le vivre
Ce lit vide et froid
Cet oreiller orphelin
Sans nos étreintes amoureuses
 
Pourtant, c’est aujourd’hui
que je le vis…
 
Marisa FOURE (10/10/2017)
Tous droits réservés

mercredi 4 octobre 2017

Coup de foudre




Ô Soleil au zénith !
Revêts ton linceul
Laisse la Lune blafarde
Eclairer mon chagrin
Que le clair-obscur
Expulse douleur et peur
 
N’irradie pas ta lumière
Bienfaisante et chaude
Pas encore, je ne suis pas prête
Pas tant que ma tristesse taraude
Et que Mon cœur lourd pleure
 
J’aspire à juste m’étendre
A l’ombre de mes souvenirs
Ne plus penser au présent
Déserter mon sourire
Et laisser la place au malheur
 
Ô cupidon, mon ennemi
Qu’as-tu fait à nos vies ?
Bien triste stratagème
Pour séparer deux êtres qui s’aiment
Sans flèche ni poème
 
Juste un coup de foudre
Inoffensif et Tragique
Qui bouleverse deux âmes
Et tant d’autres cœurs
Entre chagrin et ardeur
 
Je te dirai quand m’inonder
De tes rayonnements
Quand la source se tarira
Et que manquant d’air
Je renaîtrai à ta chaleur
 
Pour l’heure, la tête dans les étoiles
Ne plus penser, ne plus sentir
Ce déchirement intérieur
Et me laisser porter par Mes émois
Pour repeindre ma toile de couleurs
 
Marisa FOURE (03/10/2017)
Tous droits réservés

lundi 27 février 2017

Mille et une Nuits

Mille et Une Nuits

Demain, sur nos corps assoupis,
nous déposerons un voile de souvenirs
 
Moments éphémères, nuit interminable,
nous croirons avoir rêvé ces précieux instants
 
Douceur infinie, caresses légères,
Un jour qui se termine par de tendres baisers
 
Et puis l'aube poindra avec son lot d'habitudes,
Course effrénée dans un quotidien pesant
 
Mais cette nuit reste au chaud, enfouie au plus profond
n'attendant que le moment de ressurgir enfin
 
Revivre ce qui fut nous, abandonnés et vrais,
dans ce tourbillon d'amour où s'expriment nos âmes.
 
 
Marisa 27/02/2017
Tous droits réservés

jeudi 15 septembre 2016

Si c'était à refaire...


Ne jamais regretter ses choix car ils ouvrent la voie de la compréhension de soi...

lundi 11 juillet 2016

Les maux pour le dire...

Photo du net

Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas écrit
L’inspiration s’en été allée, comme une feuille qui s’envole
Doucement sans bruit, juste le manque et l’oubli
 
Le temps est tantôt assassin, tantôt bienfaiteur
Car il permet des pauses, l’apaisement du cœur
C’est ce qu’elle avait vécu sans plus aucun espoir
Ses émotions endormies, rêvant en blanc et noir
 
Ces moments d’émois, ses points de suspension       
Un voile diaphane les avait recouverts
Une reconstruction était bien nécessaire
Pour que vibre à nouveau les mots de passion
 
L’encre de sang qui coule et alimente les rêves
Scandant de mots, ce que le sentiment révèle
S’est tarie à la source de la vie, pour une trêve
Un pansement protégeant les coups de glaive
 
Et puis un beau jour, sans crier gare
Voilà qu’elle s’invite à nouveau à votre table
Cette bouffée d’air pur, cet hélant des mots
Qu’on expulse délicatement au gré des flots
 
Sac et ressac d’une mer agitée,
Tendrement secoué et chaviré
Ce bateau transportant cœur et ardeur
Reprend le large avec sa cargaison de heurts
 
Ce sont des périodes dans la vie,
Que l’on traverse souvent par expériences
Elle avait vécu des moments durs et la souffrance
D’un amour qui s’éloigne doucement sans bruit
 
Pourtant l’espoir demeure dans cette histoire
Car le sentiment d’amour lui ne s’efface pas
Et Lorsqu’on rencontre l’âme sœur
Nulle séparation ne peut briser les cœurs
 
Marisa FOURE (11/07/2016)
Tous droits réservés

samedi 24 octobre 2015

Coeur à terre


Elle est tombée à terre
Doucement sans bruit
Que celui pour le dire
Escortée par la pluie
 
Un simple coup du sort
Un léger bruissement
Une mouvance du temps
Un cœur qui s’endort
 
J’ai voulu la retenir
L’empêcher de choir
Détachée de son amour
Ne subsiste nul espoir
 
 Au pied de ce tronc
Enraciné par les âges
Feuille au soleil levant
S’envole aux quatre vents
 
Marisa F (04/03/2015)
Tous droits réservés

« Le pire, c’est ce fond de tendresse infinie source inépuisable de poison..."

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http://www.deslettres.fr/derniere-lettre-de-paul-valery-a-muse-jean-voilier-pire-cest-fond-de-tendresse-infinie-source-inepuisable-de-poison/#.ViiYknkgQzg.mailto

jeudi 22 octobre 2015

Ma voie, ma liberté…


Il est un chemin de grisaille
Que je parcours sans fatiguer
Pieds nus, cheveux au vent
Immuable, il reste figé
Atteindrais-je l’autre rive,
Cette ouverture arc-en-ciel
Que j’entrevois, à ma portée ?
 
L’aérien bleuté remplit mes yeux
Il m’appelle inlassablement
Et je virevolte, légère
Ne touchant plus terre
Dans un froissement venteux
Vers Ce passage inespéré
Attendez-moi j’arrive !
 
Je le franchirai sans heurt
J’ai bien appris les leçons
J’étais à cette vie si studieuse
Que le temps s’en est allé
Sans bruit, avec mes peurs
Nul cri, nulle douleur
Je ne ressentirai pour l’heure
Mes pieds caresseront la rocaille,
Robustes à ses attaques répétées
 
Jeter ce sablier devenu inutile
Avec lui les regrets et les peines
Je n’emporterai rien avec moi
Que le désir de te rejoindre
Paradis, Eden retrouvé
Pour faire le point sans geindre
De ce que j’ai pu expérimenter
 
Marisa F (03/02/2015)
Tous droits réservés

Je n'ai que toi au monde....


vendredi 1 mai 2015

Le chant d’amour


Je me suis posé un beau jour
Un de ceux qui voit le ciel briller
Sous un soleil qui s’émeut
De l’admiration qui jaillit à mes yeux

J’ai balayé mon regard hagard
Comme si je naissais à nouveau
Scrutant chaque couleur au hasard
Que me donnait le firmament soyeux

Je cherchais un signe,
Les oreilles frémissantes
La brise se mêlant aux chants des oiseaux,
M’attardant aux feuilles volantes

Une musique vibrait en mon cœur,
On eut dit que mon âme s’éveillait
Cette belle au bois endormie s’animait
Au feu chaleureux qui fait fondre la peur

La rigidité de mon tronc d’essence divine
S’évanouit, ployant sans effort
Chrysalide j’abandonnai sans remord
Ma carapace de liège pour m’ouvrir aux cimes

Par-dessus tout je cherchais la voix
Derrière cette symphonie du monde
Accéder à Celui qui dans les cœurs sonde
Cet éveil d’amour qu'on dit à la Foi
 
Alors je lâchais enfin prise
Me fondant à mon environnement
Laissant entrer les sensations et la brise
M’enracinant aux éléments

Ça y est, il a planté sa graine d’amour
Cette lumière qui m’habite se fait jour
Elle transparait à chacun de mes pas
Et je la donne à qui veut bien de moi.

 Marisa FOURE (08/11/2014)
Tous droits réservés

vendredi 16 janvier 2015

Ecrin de neige



Photo du net
J’ai déposé mon cœur dans tes mains
Un jour d’avril, tu t’en souviens ?
La neige nous recouvrait de son manteau
Et le froid n’éteignait pas le doux halo
 
Là-haut dans cet écrin éternel
Nous avons tranquillement hiberné
Nous avons fait un nid douillet
Pour abriter les sentiments charnels
 
Les tempêtes pouvaient bien se déchainer
Les avalanches pouvaient bien craqueler
Rien d’autre que notre bonheur
Rien d’autre, ni même la peur
 
T’en souviens-tu de ces balades blanches ?
De ces pique-niques improvisés
Au-milieu des arbres de la forêt
Et des petits oiseaux sur les branches ?
 
Nos amis les mélèzes paraient les flocons
Recueillant le fardeau de l’immaculée
Heureux de nos visites amicales
Faisant escorte à notre union
 
Ce furent de merveilleuses années
Qui s’écoulèrent bien trop vite
Ni les colères, ni les regrets
Ne vinrent jamais trahir Aphrodite
 
Tu n’as plus mon cœur dans tes mains
Depuis ce jour de décembre, tu t’en souviens ?
Tu es parti sans te retourner
T’arracher à moi ne fut pas si aisé
 
Je revois le quai de la gare et ce train
Cette impatience de voguer seul
Aucune larme ne coulait sur tes joues
Juste une attente portant linceul
 
Je reste là, mon cœur dans mes mains
Et l’amour que toujours je te porte  
Battra-t-il encore aussi fort si tu reviens ?
C’est l’espoir lumineux que je transporte


Tous droits réservés
(16/01/2015)

samedi 8 novembre 2014

Le papillon


Photo du net

Elle se heurtait sans cesse
Aux mêmes problématiques
Pensant avoir le mauvais œil
Sans jamais écouter la musique
Cette mélodie comme un murmure
Qui pourtant lui chantait les augures
Ça n’était pas pour la punir
Mais simplement pour l’avertir
Qu’elle comprenne et se souvienne
Que d’une chrysalide éclot une reine
 
Marisa FOURE
Tous droits réservés (08/11/2014)

jeudi 26 juin 2014

La promesse...

Photo du net
J’ai aimé être celle qui fit battre ton cœur
Ton intérêt pour moi me rendit bien plus belle
Voir dans ton regard briller cet éclat
Fit de moi une femme unique et fidèle
 
Frôlée du regard, en dit tellement long
Lorsque l’attraction doucement s’y mêle
Comme un souffle léger qui ensorcèle
Fait vaciller le cœur et l’âme au plus profond
 
 Le bonheur s’inscrit sur les visages radieux
Et la lumière efface tous les mirages
Une vibration nouvelle, émerge,
Irradiant tel un diamant les hagards yeux
 
Les sens exultent et s’enflamment
Plus rien ne retient cet ouragan diaphane
Aux nuances pourpres recouvrant la peau
Vient se lover l’amour, sans un mot
 
Plus rien d’hier ne compte plus
Seul cet instant magique d’espoirs
Le lien invisible qui lie, sans le vouloir
Deux êtres anonymes qui se sont reconnus
 
Marisa F (26/06/2014)
Tous droits réservés

jeudi 22 mai 2014

La Collecte...

Photo du net

La collecte de ton sang
Pour sauver les gens
Quoi de plus normal
Pour enrayer le mal
 
Mais ça n’est qu’une goutte
Jetée dans la mare
Des vicissitudes et des doutes
Qui suscitent le départ
 
On collecte le sang
Comme les pièces de voitures
Stocké bien en rang
Dans une banque dite pure
 
On fait son marché
On répare les pièces cassées
Pour que la machine marche
Très bien ou à l’arrache
 
Le tout est d’essayer
Bricoler, analyser, soigner
La science se le doit
C’est l’objet de sa foi
 
Quitte à manipuler
Tout peut être tenté
Car seul le résultat compte
Il n’y a aucune honte
 
Voilà ce que la société nous donne
L’illusion d’une vie bonne
Où rester jeune et en bonne santé
Sont, pour chacun, ce qu’il faut viser
 
Elle croit leurrer le destin
Que chacun a entre ses mains
Manipulant même les esprits
Intimant qu’elle fourvoie sa vie
 
Pourquoi vivre à tout prix ?
Est-ce si important ?
Alors qu’après la vie
Le paradis nous attend
 
Non ça n’est pas l’Eden des bibles
Nos corps délaissés, nos âmes seront libres
de voyager où bon leur semble,
l’espace et le temps, anéantis, en tremblent
 
Quel terrible dilemme,
Quel poids sur notre dos
Refuser de prendre les peines
Quel manque de peau !
 
Solidaire, à quoi sers-tu alors ?
Serais-tu, traître, sans cœur ?
En ne donnant rien, en privant d’espoir
Ceux qui souffrent, seuls, dans le noir ?
 
L’ombre qui rôde, attendant son heure
Celle qu’on nomme la faucheuse,
La mort qui fait tellement peur
Que personne n’apprivoise ni n’abuse
 
Non, elle n’est pas si effrayante,
dans ce monde d’autistes, elle est délivrante,
Ici nous avons choisi d’expérimenter
Car seule la douleur nous fait progresser
 
Amis, frères, ne soyez pas choqués
Ça n’est pas de l’égoïsme, de ne pas donner
Nous nous devons de respecter notre corps
Parfaite « machine » qu’on ampute de son sort
 
Décider en son âme et conscience
Quel beau cadeau nous nous faisons là !
Combien de temps encore aurons-nous ce droit
Avant qu’il ne s’envole au profit de la science ?
 
 
Marisa FOURE (22/05/2014)
Tous droits réservés